Infarctus

2016
20.07

On se rencontre. Me concernant, un peu à reculons. Mais je dois remettre le pied à l’étrier. Et puis on discute. Non, tu n’es pas sexy. Entre deux nuits dans un camion, remontant la côte Atlantique. Mais on parle, on parle, et puis le jour tombe, et on parle toujours. Alors on continue. L’heure avance, alors pourquoi pas, après tout ? On s’allonge l’un à côté de l’autre, nos lèvres se trouvent, et je suis amoureux. Pourquoi pas, après tout. Ecouter ces sensations sans réfléchir.

C’est la porte que tu m’as ouverte. Ecouter mes sensations, mes sentiments, sans m’interroger sur leur provenance, leur utilité, leur chemin. Les écouter d’où qu’elles viennent, les écouter même si elles sont multiples, envers et contre tout. Ca durera, ca ne durera pas, peu importe, puisque l’important, c’est que nous nous rencontrions dans ces replis de cœur qui sont les seuls ornements qui valent.

Mais j’avais oublié. Que ce n’est pas le chemin des autres. Et surtout, que les chemins qui se séparent, pour les autres, ce sont les cœurs qui se déchirent.

Depuis toi, elles ont été nombreuses, celles qui ont su faire vibrer mon cœur. Une après l’autre, une pendant l’autre, peu importe, mais l’attachement, soudain, inattendu, évident. Pour un sourire, pour un orgasme, pour une pensée, et mon cœur qui s’emballe.

Mais mon cœur n’oublie pas. Depuis la première, la toute Première, il créé une nouvelle place. Et quand elle part, il laisse l’endroit vide, aspirant autour de lui tout ce qu’il peut pour combler, sans succès.

Je pensais qu’on pouvait garder ces places ouvertes. Que les chemins se quittent, mais que la place pouvait rester ouverte, au creux de chacun, pour qu’à un détour on se retrouve au chaud, chez soi. Et qu’un jour, mon cœur serait un immeuble gigantesque, avec une place pour dormir pour chacune qui y aurait un jour trouvé sa place.

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Un dernier moment

2016
04.03

Ca fait un an que je n’ai pas écrit sur vous. Dans quelques jours, vos anniversaires en enfilade, pour me rappeler que vous ne rentrerez jamais dans la dizaine que vous entamiez chacun, ensemble.

Mais pourquoi ce soir, je crois me rappeler enfin la dernière fois où je vous ai vu. C’était l’hiver. Presqu’un an avant. Nous avons mangé ensemble, à Paris, j’ai salué mon père, je crois. Je crois que j’ai serré ma maman dans mes bras. Est-ce qu’elle a encore essayé de me refourguer un ticket de métro ? Impossible de me rappeler. Mais ce dernier regard posé sur elle… Comment aurais-je pu savoir que ce serait le dernier ? Avez-vous monté ensemble les marches ? Vous ai-je regardé retourner à l’hôtel ?

Et je chiale comme un gamin, à 4 heures du matin passé, en pensant à ce dernier moment qui me revient enfin. Je ne sais pas quoi faire de lui. Où le ranger dans ma mémoire pour qu’il arrête de marteler mon crâne devenu sourd au vide dont je l’assomme, pour oublier.

Parce que plus jamais je ne poserais mon regard sur vous. Parce que tout ce qu’il reste de vous est en train de pourrir sous terre depuis plus d’un an, après avoir pourri dans l’eau glacée. Parce que je n’ai jamais pu revoir vos visages. Que la dernière image que j’ai de vous est une photo que je n’ai pas prise.

Tu me disais que je devrais prendre plus de photos de toi. Pour quand tu ne serais plus là. Je regrette que tu ne puisses pas te réjouir d’avoir eu raison, Maman.

Je voudrais, comme tout le monde, qu’on me donne un dernier moment. Pour qu’on se dise ce qui ne sera jamais assez dit. Pour qu’on oublie. Ensemble. Les douleurs que nous nous sommes infligées. Je vous demanderais pardon de ne pas être celui que vous vouliez. De me pardonner : Je ne le serais jamais. D’essayer, si c’est possible, de m’aimer aussi imparfait que je suis. De tenter l’impossible…

Je crois que vous le faisiez.

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Protégé : Nue et offerte

2015
24.08

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Marionnettiste

2015
14.04

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Sache que je

2015
08.04

Paroles et musique : Jean-Jacques Goldman

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